Maurice Gauchez : poète, romancier, résistant



Compte rendu de la conférence donnée le 24 mai 2019 par Françoise Fassiaux


Cet exposé a présenté 5 séquences.

Quelques noms de rues évocateurs de célébrités

  • Rue Rogier. Charles Rogier (1800 – 1885) très impliqué dans la Révolution belge de 1830, il signera la Convention d’ouverture d’une école d’agriculture à Chimay, en 1881.
  • Rue de Noailles. Le Duc de Noailles a participé à la création de la Compagnie de Chemin de fer de Chimay, créée en 1857.
  • Rue Georges Guérin, Poète savant né à Chimay en 1889 ;
  • rue Jean Fischbach, poète né à Chimay 1884 ;
  • rue Maurice Gauchez.

Qui est Maurice Gauchez ?

Il est né à Chimay en 1884 et mort à Bruxelles en 1957. Le 3 août 14, il s’engage comme volontaire dans les auto-canons.

À l’Armistice, en 1918, il devient critique littéraire au Matin (Journal anversois) et professeur de rhétorique française à Anvers. En 1929, il vient s’établir à Bruxelles, il collabore au Soir, il est aussi professeur de littérature française à Ixelles. En 1936, il s’établit dans la commune de Saint-Gilles, 36 rue de l’Amazone, où il habitera jusqu’à la fin de sa vie.

Pendant la seconde guerre mondiale, il épouse Gisèle Philippot. Il meurt en 1957 et est enterré au cimetière d’Ixelles.

Son œuvre

Son œuvre témoigne d’une vie dédicacée à une boulimie de travail et d’écriture. La 1re guerre mondiale a été l’une de ses principales sources d’inspiration. Dès 1914, il écrit « De la Meuse à l’Yser, ce que j’ai vu. » En 1925, son roman « Cacao » est un succès. Il y raconte la vie d’un jeune mulâtre dans le port d’Anvers.

Ce sont surtout ses poèmes qui remporteront un vif succès et de nombreux Prix littéraires. « Les Rafales et Ainsi chantait Thyl » publié en 1914. Le pays de Chimay apparaît aussi dans de nombreux écrit dont le roman « Le grand veneur » publié en 1929. Des paysages, des personnages de son enfance l’ont marqué et il les décrit dans ses romans ou poésies.

À côté de romans et de poésies, il publie des essais et des écrits théoriques sur des auteurs comme Verhaeren.

Le Prix Gauchez-Philippot

En 1970, l’Amicale des Anciens élèves de l’Athénée de Chimay crée un Comité local pour honorer la mémoire d’un enfant du pays, Maurice Gauchez. Une exposition de livres, dessins, manuscrits de Maurice Gauchez et bien d’autres choses et une plaque commémorative est posée sur la maison natale de Gauchez, rue de Virelles. En 1977, pour répondre au vœu de Maurice Gauchez confirmé par le testament de Gisèle Philippot, un Prix littéraire est créé. Il est destiné à perpétuer leurs noms et à contribuer au rayonnement des lettres françaises. C’est le début du Prix Gauchez-Philippot. Il est annuel et décerné par la Ville de Chimay et organisé par le Secteur Littérature de la Province de Hainaut. Il a été attribué chaque année depuis 1977, soit 44 fois. Parmi les primés, citons : Patrick Virelles, Amélie Nothomb, Françoise Lison-Leroy, Jean-Claude Bologne, et tant d’autres…

Lecture de poèmes de Gauchez

La conférence s’est terminée par quelques lectures de poèmes de Maurice Gauchez.

Françoise Fassiaux.

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