Guillaume Dufay



Compte rendu de la conférence donnée le 21 janvier 2015 par Michèle Herlin


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Figure 1.1 Guillaume Dufay

La date de naissance de Guillaume Dufay se situe entre 1397 et 1402. Son lieu de naissance est également incertain. Certains penchent pour Cambrai, d’autres pour Chimay. C’est cette localité qui est la plus souvent citée et qui, de plus, a gardé le souvenir de Dufay dans ses traditions.

Sa mère se nomme Marie Dufay et son père serait un chanoine.
Il entre dans la maîtrise de la cathédrale de Cambrai comme « enfant chanteur ». En 1414, il est nommé chapelain de Saint-Géry-les-Cambrai et, en 1418, sous-diacre à Cambrai. Il a déjà une certaine réputation. Cette période est appelée sa première période cambrésienne.
En 1420, il entre au service de Carlo Malatesta à la cour de Rimini. Il commence à être connu comme compositeur. Il perfectionne dès ce moment le « Motet » et en écrira plusieurs, tant religieux que profanes. Il restera au service de princes italiens. Cette période est nommée période italienne et durera jusqu’en 1433.
En 1428, le 25 mars, il est ordonné prêtre. Durant sa période italienne, il retourne deux fois à Cambrai pour y recevoir des bénéfices. De 1428 à 1433, il séjourne surtout à Rome où il sera nommé maître de chapelle et où il compose ses magnifiques « Lamentations pour Constantinople » dont il ne reste que le « Magnificat ».
Pendant ce temps, il accumule les bénéfices et nominations aussi bien dans la région de Cambrai et en Belgique, qu’en Italie, Savoie et Suisse. Cette période, nommée « période itinérante », le verra sans cesse en route : Florence, Cambrai, Chambéry, Ferrare, Este, etc.

Durant son séjour auprès des ducs de Savoie, dont il a composé la musique pour le mariage d’un d’entre eux, il rencontre Gilles Binchois, presqu’un compatriote puisque né à Binche.

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Figure 1.2 Dufay et Binchois. Enluminure de 1451

Si Guillaume Dufay est considéré comme le maître de la musique religieuse, Gilles Binchois est, lui, considéré comme le maître de la musique profane. Il va à Florence et compose pour l’inauguration du Dôme de cette ville, l’œuvre « Nuper rosarum flores ».

Il continue à voyager jusqu’en 1454, date à laquelle se clôture sa période itinérante. À cette date, il revient à Cambrai et n’en bougera plus guère. C’est sa seconde période cambrésienne. En 1459, il devient maître des petits vicaires et le restera jusqu’à sa mort. Il s’attache alors à refaire le répertoire polyphonique de la cathédrale. Il écrit plusieurs messes dont celle de « L’homme armé ». Il meurt en 1474 et est enterré à la cathédrale de Cambrai où son monument est toujours visible.

Guillaume Dufay est considéré comme le maître de la première école franco-flamande. Il a écrit de très nombreuses œuvres dont 200 nous sont parvenues. Il a le mérite d’avoir unifié la musique des messes. Et grâce à sa hardiesse, il a ouvert la voie à d’autres évolutions musicales. Sa vie a été entièrement consacrée à la musique et on peut dire, sans se tromper, que si notre Chimacien n’avait pas existé, la musique classique n’aurait pas connu la même évolution. Soyons donc fiers de lui et remettons-le à l’honneur.

Michèle Herlin.

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